07.01.2008

Des trajets sans toi.

Mes larmes de plomb écrasent mes joues.

Mon ventre d'acier me fait asseoir.

Je n'y ai plus le goût,

Des trajets sans toi.

 

Aller en stage sans t'appeler,

Sans glisser mon oreillette froide,

Sans appuyer sur la touche 2 et

Sans entendre enfin ta voix.

 

Devoir à nouveau composer

Avec ce sentiment de solitude.

Faire semblant de sourire,

Tenter de reprendre de l'altitude.

 

Là, je n'en ai pas l'envie, pas le courage, pas la force, et merde.

 

 

NON 

25.12.2007

Comme il est dur.

Comme il est dur

De perdre ses rêves d'enfant,

De devenir dur

Tout en souriant.

 

Comme il est dur

D'abandonner ses espérances,

Devenues obscures

Et envahissantes.

 

Comme il est dur 

De garder cette marche dansante,

Du plomb dans les chaussures, 

Un noeud dans le ventre.

 

Comme il est dur

Que mes réveillons d'enfant

N'existeront plus,

Définitivement. 

 

Comme il est dur

De ressentir ce sentiment,

En cette veillée de Noël nue,

Privée de sens.

 

Mais n'est-ce pas ça que devenir adulte ?

N'est-ce pas accepter tous ces renoncements,

Dans le seul et unique but

De faire revivre ces espéreances indéfiniment ?

 

 

NON 

08.10.2007

Interrogations

Les mains entres les cheveux telles des peignes géants,

Les yeux dans les orbites telles des roulements,

Je me demande quelle place j'aurai à tes côtés,

Entre ton travail, tes enfants et tes activités.

 

Et toi qui revient en me disant tout,

Les mots pile qui transforment mon cerveau mou

En boîte de Pandore remplie de questions atomiques,

Questions aussi peu superficielles qu'esthétiques.

 

Et toi qui me fuit par tous les moyens,

Toi chez qui l'amour refuse d'être mitoyen

Avec l'amitié simple que je te réclame,

Malgré toutes nos réflexions calmes.

 

Quels peuvent être mes recours face à vos attitudes

Que je vois, que je constate, que je trouve rudes.

Elles engluent mon exprit d'un liquide visqueux

Que j'aimerai pouvoir chasser des yeux.

 

 

NON 

10.07.2007

Tout simplement

Je suis la lectrice de ton livre-coeur

Tu es le décodeur de mes émotions cachées

Je suis la pile, ton booster

Tu es la fleur dans mon immense champ de blé.

 

Tu es franc, drôle et brillant

Tu es mâte, brun et musclé

J'aime cet esprit saisissant

J'aime ce corps parfait.

 

J'aimerai être la rose de ton vase vide de sentiments

J'aimerai être le parfum de ta nuque vierge de tourments 

J'aimerai être la montre à ton poignet transparent du temps qui passe

J'aimerai être tout simplement ta muse, ta confidente jamais lasse.  

 

NON

 

Août 2003.  

13.05.2007

Communication avec l'au-delà

Hé, Papi, t'as vu j'ai fini mon mémoire.

Mais t'es déjà plus là pour le voir...

Et ça sera pareil pour tout ce que je réaliserai dorénavant.

Tu seras toujours parti avant.

Avant que j'ai grandi,

Avant que j'ai accompli

Tout ce qui aurait fait de moi une femme,

Tout ce qui t'aurait permis de me voir en dame.

Tu ne verras pas mes enfants,

Tu ne seras pas à mon mariage,

Tu ne me verras pas indépendante,

Et tout ça me fout la rage,

Car il n'y avait qu'une personne à mes yeux  

Pour qui ca comptait de lui montrer tout ça,

C'était toi.  

 

 

 

NON 

12.05.2007

Poème facile 2

 

Mademoiselle est belle à croquer,

Comme de la glace vanille gelée.

 

Brrrrrr,

Mmmmmmmmmmm !

 

 

NON 

27.04.2007

Poème facile

J'ai pas le moral

J'ai mal

Je m'étale

Je m'éclate

J'inhale

J'avale

Je régale

J'étale

Je détale

Et je m'affale.

 

 

NON 

 

 

26.04.2007

Faussement commun.

Parce qu'aujourd'hui je suis la seule à aller fermer un compte faussement commun, 

Parce que depuis que tu es parti, tu ne t'occupes plus de rien nous concernant,

Parce que la fuite semble être ta seule manière de fonctionner,

Parce que tu n'es pas là quand il faut,

Pas là quand des larmes acides et amères me détruisent le visage,

Parce ce que la vie est aussi mal faite que ça,

Parce que ça sera à moi de partir alors que tu resteras dans ton cocon familial,

Parce que j'ai tout quitté pour toi,

C'est à moi d'en payer le prix.

De boire le calice jusqu'à la lie. 

 

Je n'ai plus le courage de porter le cadavre de nous deux.

Aide-moi à l'enterrer s'il te plaît. 


Merci.

 

 

NON 

22.04.2007

Gamine

Chaloupe, chaloupe, Gamine

Puisque c'est tout ce qui t'intéresse.

Chaloupe, chaloupe, Gamine

Tu vas te faire mordre les fesses.

 

 

 

 

NON 

15.04.2007

Destruction

Mon socle s'est effondré,

Mon socle s'est fissuré,

J'avais les pieds dessus, je me levais,

Mais tout s'est mis à trembler, je suis alors restée à genoux.

 

Comment prétendre grandir

Quand on ne sait plus sur quoi se reposer.

Comment prétendre grandir

Quand on ne sait plus comment pousser.

 

J'aimerai trouver la colle,

Trouver la chose,

Pour souder mon socle,

Faire disparaître les rigoles.

 

Le manque d'équilibre pousse à l'évolution,

L'homéostasie à la stagnation,

Mais si les doses sont inexactes,

Apparaît alors la destruction.

 

 

J.